"Le couple Rafale-Meteor deviendra un game changer"
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Le général Eric Charpentier, commandant de la brigade aérienne de l'aviation de chasse.
Armée de l'Air
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Le général Eric Charpentier, commandant de la brigade aérienne de l'aviation de chasse.
Armée de l'Air
• Le combat aérien reste-t-il une priorité pour l’armée de l’Air dans le contexte des opérations aériennes actuelles alors très centrées sur les missions air-sol ?
Effectivement, au Levant comme en bande sahélo-saharienne, les missions aériennes pures d’attrition du potentiel adverse ou de recueil de renseignement, ainsi que celles d’appui au sol des forces terrestres se déroulent sans opposition marquée. La liberté d’action des armées et la moindre dangerosité qui en découle pour les équipages de combat, si on excepte le risque d’éjection au-dessus des zones tenues par l’ennemi, proviennent du fait que ces deux théâtres d’opérations restent globalement permissifs. La supériorité aérienne reste un préalable inexorable à toute opération militaire, qu’elle ait lieu depuis les airs ou en surface. Sur ces théâtres, elle semble suffisamment établie.
Un observateur averti notera néanmoins que cette configuration n’est en rien pérenne. Sur le théâtre syrien, par exemple, des situations confuses ou mal coordonnées entre les deux coalitions à la manœuvre sont susceptibles de conduire à des échauffourées dans les airs. A ma connaissance, au moins à deux reprises, les aviations américaine et russe ont été sur le point de s’affronter dans un combat aérien qui aurait pu déboucher sur une action de feu......