Le président de la République et chef des armées l'a annoncé vendredi dernier : le Charles-de-Gaulle ira combattre Daech en septembre, et non plus en octobre, comme le ministre de la défense l'avait initialement évoqué. La Marine va donc devoir mettre les bouchées doubles.
En ce moment, les pilotes de l'aviation embarquée s'entraînent sur le porte-avions, au large de Toulon. Quatre nouveaux pilotes seront qualifiés de jour, et huit de nuit (les fameux "hiboux") à l'issue de cette période.
Le groupe aérien embarqué (GAE) sera le premier constitué uniquement de Rafale : une vingtaine d'appareils, sans doute 24. La Marine fera donc autant voire mieux que les mandats précédents. Ce déploiement marquera aussi les 15 ans d'engagements du Charles-de-Gaulle au combat : en 2001, tout juste qualifié, le PACDG prenait la mer pour aller combattre les Talibans, dans la mission la plus longue de son histoire.
En 2016, ce GAE devrait également comprendre un Caïman Marine. Trois Caïman étaient embarqués sur autant de frégates, lors la précédente mission.
Enfin, il est aussi possible que le navire embarque un détachement Resco (sauvetage de combat) fourni par l'armée de l'air. D'autant plus si, comme c'est probable, le porte-avions reste en Méditerranée. Le chemin le plus court pour appuyer la reconquête de Mossoul.