Eurosatory: Interview du général Beaudoin, commandant la STAT
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L'armée de Terre est, depuis quelques années, particulièrement sollicitée en opérations (extérieures et intérieures). En quoi cela impacte-t-il les équipements des forces ?
Tout d'abord, la succession de guerres, toutes différentes, a conforté l'effort consenti pour ne pas créer de « trou capacitaire », au prix parfois de microcapacités, certes (treize lance-roquettes unitaires seulement, par exemple), mais capacités quand même, redoutables de surcroît. Les choix en matière de programmes ont également été confortés par le « combat-proven », que ce soit le Tigre, le NH90, le VBCI, le Caesar et le Félin, même si ce dernier doit perdre du poids, ce qui sera fait avant la fin de l'année. L'armée de Terre s'est adaptée dans les techniques, tactiques et procédures, aguerrie fortement dans son entier. L'équipement du soldat a changé du tout au tout, les standards de protection, anti-mines et anti-IED, détecteurs de départ de coup et alerteurs de tirs mortiers, se sont accrus, comme la puissance de feu de nos systèmes (tourelleaux télé-opérés). Nous savons aujourd'hui conduire en plein désert la coordination interarmées des intervenants dans la troisième dimension. Les armées de l'Air et de Terre pratiquent usuellement aujourd'hui l'emploi des drones. Les actions aéroterrestres les plus complexes sont conduites en combat de nuit.