Lundi 25 Janvier le ministère de la Défense russe a annoncé que l'ensemble de la flotte de MiG-31 serait immobilisée pendant les prochains jours. Cette décision fait suite au crash d'un intercepteur dans la région sibérienne.
Dans l'attente des résultats de l'enquête concernant le crash intervenu dans la région sibérienne de Krasnoyarsk accident, les MiG-31 ne pourront plus décoller. Cette immobilisation ne devrait durer que quelques jours.
Ce sont donc près de 200 MiG-31, dont plus de 120 en service, qui sont concernés par cette décision. Cet événement met en avant le déclin de la flotte d'intercepteurs, laquelle est en cours de modernisation. Moscou a déjà pu réceptionner en avril un premier lot de 21 MiG-31 modernisés au standard BM. Elle devrait en recevoir 50 de plus d'ici fin 2018, suite à un contrat de 30 Mds de roubles signé en novembre entre l'Etat russe et le consortium United Aircraft Corporation. Sur le long-terme, la Russie chercherait à moderniser 130 MiG-31, rapporte le député Yuriy Borisov. Prolongeant ainsi la durée de vie de la flotte de 40 à 50 ans, l'objectif est de les garder en service jusqu'en 2030.
Selon les premiers éléments de l'enquête, une panne d'équipement due à un mauvais entretien de l'appareil serait à l'origine du crash. Ce n'est pas une première pour Moscou, sept autres appareils militaires russes ayant été accidentés pour les mêmes raisons l'été dernier. Il n'y a pas eu de victimes, les pilotes étant parvenu à s'éjecter. De plus, comme il s'agissait d'un entraînement, l'appareil ne transportait pas d'armements. Rapidement un hélicoptère Mi-8 a été envoyé pour récupérer l'équipage.
La Syrie, autre utilisateur du MiG-31 avec le Kazakhstan, pourrait – elle aussi – être concernée par ces problèmes de maintenance. Dans le cadre du soutien de Moscou au président Bachar al-Assad et suite à un contrat signé en 2007, Damas avait réceptionné en août 6 MiG-31, au standard M, qui n'est donc pas la version modernisée.