Les ATL-2 seront bientôt équipés d'un nouveau type de munition. Les appareils de patrouille maritime qui mettent déjà en oeuvre des bombes GBU-12 pourront prochainement emporter aussi des GBU-58.
Cette décision représente une réelle plus value dans l'attente de la rénovation des appareils à mi-vie. Ce choix découle des stocks importants de GBU-58 détenus par la marine. Ces bombes étaient destinées au chasseur SEM (super étendard modernisé), lequel va être retiré du service. Cette opération permettra donc d’éviter la mise au rancart de ce stock de centaine de bombes et de kits de guidage, tout en apportant une capacité réelle d’intervention supplémentaire.
Cette décision prendra encore plus de sens lorsque l'ATL-2 sera doté d'une capacité autonome de désignation d'objectifs, ce qui devrait être permis par sa rénovation à mi-vie. En effet, il est pour le moment dépendant d'une désignation externe, aérienne ou terrestre.
La charge de la GBU-58 étant plus faible que celle de la GBU-12 (125 kg contre 225 kg), cela permet de mener des tirs dans des zones où le risque d'imbrication est plus fort, ainsi que dans les zones urbaines et périurbaines. Autant de contextes déjà rencontrés au Sahel, où la marine déploya jusqu’à six avions en 2013, ou encore au Moyen-Orient, zone de déploiement actuelle.
Le premier tir d'une GBU-58 a eu lieu en 2011, lors des opérations en Libye. La bombe avait été développée pour le SEM.