Chaque jour, des dizaines de chasseurs et drones de la coalition participent aux frappes aériennes de la coalition contre Daesh en Irak. Pour les soutenir jusqu'à 15 ravitailleurs peuvent voler simultanément. Face à cette intense activité, les avions radar sont des pions essentiels du dispositif aérien.
L'E-2C Hawkeye de la flottille "4F" embarqué à bord du Charles de Gaulle participe chaque jour à cette mission de coordination.
L'Irak a été divisée en trois zones d'opérations aériennes. La zone nord est contrôlée depuis un centre à terre à Erbil, la zone ouest est confiée aux avions radar basés au sol et la zone sud est confiée aux appareils embarqués, c'est à dire les Hawkeye français et américains.
Plus précisément, leur mission est d'éviter les collisions entre les différents appareils en vol, de gérer les ravitaillement et de servir de relai de commandement. Equipé de systèmes de communication par satellite, les Hawkeye sont en effet capables de recevoir les ordres transmis par les centre à terre vers les chasseurs dont la portée des systèmes de transmission est plus limitée. Le rôle du Hawkeye peut être crucial également en cas de crash de l'un des avions de la coalition. L'avion de guet aérien serait alors chargé de guider les moyens de secours vers les lieux de l'accident.
Les missions du Hawkeye du Charles de Gaulle durent en moyenne cinq heures avec deux heures de transit vers la zone d'action au dessus de l'Irak. L'avion radar est systématiquement catapulté avant les chasseurs qu'il précède donc sur zone.
Associé jusqu'à présent aux E-2C Hawkeye du porte-avions américain USS "Carl Vinson", le Hawkeye français opérera seul du 12 au 16 avril. Période pendant laquelle le "Charles de Gaulle" sera le seul porte-avions de la coalition présent dans le Golfe. Le 16 avril il sera rejoint par l'USS "Theodore Roosevelt". Celui-ci déploiera pour la première fois en opération l'E-2D Advanced Hawkeye, le successeur du Hawkeye au sein de l'US Navy.