
Portrait : capitaine Geoffrey
Un rêve de voltige
Le 24 mars, le gouvernement canadien a annoncé son souhait d’étendre à la Syrie ses frappes aériennes. La motion déposée au Parlement prévoit également une extension d’un an de la mission canadienne en Irak (soit jusqu’au 30 mars 2016).
Le premier ministre canadien, cherchant à justifier l'extension de la mission canadienne, a rappelé que, malgré le fait que les frappes de la coalition internationale (21 pays au total) soient parvenues à repousser Daech, ce dernier occupe toujours un territoire important. Le groupe extrémiste ayant établi la capitale de son califat en Syrie a menacé, à plusieurs reprises, le Canada et ses ressortissants. Pour le premier ministre, Stephen Harper, des frappes aériennes sur le territoire syrien sont désormais nécessaires. Toutefois le gouvernement canadien a précisé qu’il ne consultera pas Bachar al-Assad, contrairement aux autres pays de la coalition qui l’ont averti qu’ils détruiraient les missiles air-sol qui apparaitront sur leurs radars.
Les objectifs du Canada restent les mêmes a déclaré le premier ministre : « Nous voulons continuer à affaiblir les capacités du soi-disant Etat islamique, c’est-à-dire affaiblir sa capacité de déplacements militaires de grande échelle, à utiliser ses bases librement, à étendre sa présence dans la région et à multiplier les attaques à l’extérieur de la région ».
Après les Etats-Unis, le Canada sera le second pays de l’OTAN à mener des frappes aériennes en Syrie. Leur effort est appuyé par la Jordanie et les Emirats Arabes Unis.
Malgré le désaccord au sein du parlement et la réticence de l’opposition, la motion sera surement adoptée étant donné la majorité conservatrice présente dans l’institution.
En Irak le Canada a déjà déployé 625 militaires, 6 CF-188, 1 avion ravitailleur et 2 avions de reconnaissance.