Le Rafale s'envole vers l'export en Egypte

Sur les 500 PME qui travaillent directement ou indirectement sur le Dassault Rafale, neuf sont membres du cluster Normandie AeroEspace.
Dassault Aviation

Sur les 500 PME qui travaillent directement ou indirectement sur le Dassault Rafale, neuf sont membres du cluster Normandie AeroEspace.
Dassault Aviation
Le contrat serait prêt, il n'attendrait plus que les signatures du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et d'une autorité française, peut-être le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le premier contrat export du Rafale est donc enfin sur le point d'être signé. 24 avions de Dassault sont concernés ainsi qu'une frégate FREMM. Un contrat négocié en 3 mois, un record ! Avec un financement peu clair, les caisses du Caire n'étant pas en bonne santé. La France aurait accepté de garantir pour moitié le financement via son organisme d'assurance-crédit COFACE.
Un premier succès, qui vient effacer d'autres "manqués", Corée, Maroc ou Brésil. Et laisse présager d'une belle poursuite commerciale, avec les négociations en cours avec le Qatar et surtout l'Inde.
Les dernières opérations militaires française dans lesquelles ont brillé le Rafale, en Afghanistan, en Libye, au Mali ou au Sahel auront sans doute joué dans le choix égyptien. Tout comme le rôle militaire important que joue la France au proche et au Moyen-Orient.
Plusieurs questions techniques se posent à propos de l'éventuel contrat égyptien.
D'après plusieurs médias, l'Egypte aurait fait part de sa volonté de disposer rapidement d'un premier lot d'appareils. On évoque notamment la présence du Rafale pour les célébrations prévues à l'occasion de l'inauguration du nouveau Canal de Suez. Lequel devrait être prêt à l'été 2015. Dans ce cas, des appareils destinés à l'armée de l'Air seront-ils prélevés sur les lignes d'assemblage de Dassault ? L'avionneur français produit chaque année 11 appareils, un lot de deux ou trois appareils sera-t-il prélevé dés cette année ?.
Si les appareils sont livré rapidement, reste à savoir également dans quels délais les pilotes locaux pourront être formés.
Se pose ensuite la question de l'armement. Avec quelles armes et quels systèmes les avions seront-t-ils livrés ? On imagine que les Rafale égyptiens pourront mettre en oeuvre le missile Air/air Mica ou encore des bombes à guidage laser GBU. Mais qu'en est-il des bombes propulsées AASM, du missile Air/air longue portée Méteor ou encore du missile de croisière Scalp ?
On peut se demander également si la France ne prend pas des risques en fournissant des matériels aussi sophistiqués à un pays en proie à des soubresauts politiques, dans une zone elle même instable.