C'est demain que l'Assemblée Nationale doit voter pour ou contre la poursuite des opérations aériennes françaises en Irak. Pour mémoire, depuis la révision constitutionnelle de 2008, l'article 35 de la Constitution française précise que « lorsque la durée de l'intervention excède quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l'autorisation du Parlement. »
Or, lancée en septembre 2014, les quatre mois sont atteints. Il y a aura donc demain après-midi, un débat à l'Assemblée, qui sera suivi d'un vote. Les questions de défense faisant, en règle générale, consensus au sein de la classe politique française, l'issue du vote sur la poursuite de l'opération Chammal ne suscite que peu de doutes. D'autant plus dans un contexte intérieur aussi chargé. Car, avec les récentes attaques terroristes, c'est une véritable opération intérieure (OPINT) qui est en train de monter en puissance, avec renfort de troupes pour la sécurisation de milliers de lieux sensibles et la constitution d'un état-major dédié. La peur d'attaques confessionnelles étant réelle, un dispositif de 10 0000 soldats, soit le maximum prévu par Livre Blanc est en cours de mise en place. Alors que la Défense doit aussi simultanément remplir ses multiples opérations extérieures (OPEX) : Irak, Bande Sahélo-saharienne, RCA...
L'Etat Major des Armées indiquait la semaine dernière que du 18 décembre au 7 janvier, l'armée de l'air avait réalisé dans le cadre de l'opération Chammal, 30 missions de reconnaissances armées (Mirage 2000 ou Rafale), 3 mission de renseignement (ATL 2) ; 12 missions de ravitailleurs et 6 frappes.