Le temps presse pour l'AASM de Sagem
Rédaction Air & Cosmos

La société AA-ROK travaille sur l'intégration du AASM sur le C-130
ARINC
Rédaction Air & Cosmos

La société AA-ROK travaille sur l'intégration du AASM sur le C-130
ARINC
Mars 2016 : c'est la date à laquelle s'arrêtera la production de l'armement AASM (armement air-sol modulaire) de Sagem, si aucune nouvelle commande, française ou export, n'est enregistrée. L'armement vedette du Rafale fait en effet les frais de l'actuel loi de programmation qui prévoit la livraison de 532 munitions sur la période 2014 à 2019. Des livraisons qui permettront d'arriver au bout de la cible fixée par le Livre Blanc, de 1748 AASM pour les besoins français.
"A l'origine du programme, nous évoquions une cible de 4000 munitions pour la France et de 4000 pour l'export", explique une source chez Sagem. Seulement voila, cet armement hyper-sophistiqué, fierté de l'industrie française, la DGA a toujours rechigné à l'exporter. Une vente avait un temps été envisagée à un pays du Golfe (l'Arabie Saoudite), mais l'affaire ne s'est jamais faite...
Reste donc l'armée de l'Air et la Marine, comme seuls utilisateurs de cette munition "tous secteur". En mars 2016, si rien n'est fait, la production s'arrêtera et la France devrait disposer d'un stock 1000 munitions (si l'on soustrait ceux qui ont et vont être tirés).
Insuffisant pour Sagem qui souhaite faire perdurer la production de son missile au delà de 2016. Déjà parce que 100 emplois sont à la clés dans l'usine de Montluçon, où sont assemblés les AASM.
Et aussi parce qu'il y va du maintien du savoir-faire de l'industriel dans le domaine des armements aéroportés. La seule issue possible : c'est évidemment une nouvelle vente à l'export, soit dans le cadre d'un contrat Rafale, soit à un pays désireux d'intégrer le missile sur un autre avion.
Nos confrères de Jane's ont ainsi révélé, la semaine dernière, qu'un premier tir de AASM avait été réalisé depuis un F-16. Le tir, confirmé par Sagem, est évidemment un nouvel argument à la faveur d'une exportation du AASM. Reste encore à poursuivre ces essais d'intégration, et à la DGA de donner son accord.
Le F-16 n'est pour autant pas la seul avion qui pourrait bénéficier du punch du missile de Sagem. Il y a aussi le C-130 ! La société française AA/ROK, filiale à 52 % du groupe Arinc, travaille actuellement sur le SSA1101 Gerfaut, un système d'emport "plug and play" qui permettrait d'accrocher quatre AASM sous la demi-voilure d'un Hercules. La cible, ce sont les forces spéciales françaises dont les C-130 seraient ainsi en mesure de faire parler la poudre. Trois acheteurs étrangers ont également été identifiés...
Ce système, dont le développement est bien avancé, pourrait faire l'objet d'un premier vol dans un an.
Rédaction Air & Cosmos