Le satellite de télécommunications Athena-Fidus est opérationnel
Rédaction Air & Cosmos
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C'est la DGA qui l'annonçait hier, avec un peu de retard par rapport à l'évènement : le satellite franco-italien de télécommunications à très haut débit Athena-Fidus a été officiellement mis en service vendredi 14 mars, un peu plus d'un mois après son lancement le 6 février dernier. Retrouvez ci-dessous l'article complet de notre chef de rubrique espace Stefan Barensky, publié à l'origine dans Air&Cosmos n°2392, le 7 février.
A l'heure où nous bouclons ce numéro, le lancement de la première Ariane 5ECA de l'année est prévu pour jeudi 6 février à 20 h 30 TU (21 h 30 à Paris) depuis le Centre spatial guyanais. La charge utile de cette mission VA217 se compose du satellite commercial de télécommunications ABS-2 (6 330 kg), construit par SSL pour Asia Broadcast Satellite (ABS) et du satellite franco-italien Athena-Fidus (Access on Theatres for European Nations Allied forces-French Italian Dual Use Satellite) pour les télécommunications gouvernementales.
Il s'agit du premier de deux satellites réalisés dans le cadre d'un partenariat entre la France et l'Italie qui a débuté en 2006 pour répondre conjointement aux besoins de complément à Syracuse 3 côté français et de remplacement de Sicral 1 côté italien. Le second satellite, Sicral 2, sera purement consacré aux télécommunications militaires. Son lancement est annoncé en septembre, également sur Ariane 5ECA.
Genèse.
Le programme trouve son origine dans le concept Agora (Accès garanti et optimisé pour les régions et contribuant à l'aménagement du territoire) proposé par le Cnes en 2003 pour de l'accès direct à Internet par satellite en bande Ka dans le cadre de la politique de réduction de la « fracture numérique » voulue par le gouvernement de l'époque. « Un tour de table en vue d'un éventuel partenariat public-privé n'éveillera pas l'intérêt des industriels, mais celui de l'équipe Défense du Cnes à qui il n'échappe pas que les bandes Ka attribuées aux civils et aux militaires sont adjacentes », se souvient Charles de Lauzun, thématicien défense et sécurité à la direction stratégique du Cnes.
Rédaction Air & Cosmos