Ce devrait être le principal, si ce n'est le seul, missile antinavire du F-35 : le JSM (Joint Strike Missile) de l'industriel norvégien Kongsberg. Et son développement progresse : le missilier a annoncé le 29 novembre avoir signé avec le gouvernement norvégien un contrat permettant le lancement de la troisième et dernière phase de son développement, où de premiers tirs seront effectués et à l'issue de quoi la production sera lancée. La valeur de ce contrat est estimée à 480 millions de couronnes norvégiennes (soit environ 57,6 millions d'euros).
A l'issue de la première phase, portant sur la définition générale du missile, la deuxième phase qui s'est récemment terminée a notamment permis un début d'intégration de ce missile sur trois avions, le F-35A et le F/A-18 Super Hornet et le F-16.
Lancé en 2007, en coopération avec Lockheed Martin (qui en assure la commercialisation), le JSM est un missile antinavire à guidage infrarouge dérivé du NSM (Naval Strike Missile), qui équipe déjà les frégates norvégiennes et polonaises. La particularité du JSM est d'avoir une enveloppe externe suffisamment compacte pour pouvoir être emporté dans la soute à armements du F-35. Il mesure 3,7 m de long, dispose d'une voilure dépliable et est motorisé avec une turbine TRI-40 de Microturbo. Sa portée pourrait être de l'ordre de 300 à 370 km.
Ce sera l'unique missile antinavire que le F-35 pourra emporter en soute, sachant que LRASM de la Darpa, bien plus gros, et donc l'intégration n'est pas encore prévu, ne pourra de tout façon être emporté que sous voilure. Le JSM devrait notamment équiper les futurs F-35A norvégiens, et le F-35C de l'US Navy.