Marine One : AgustaWestland jette l'éponge
Rédaction Air & Cosmos
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Le constructeur italo-britannique a décidé de se retirer de la compétition pour la fourniture d'une flotte d'hélicoptères présidentiels pour l'administration américaine, dont l'appel d'offre devrait être clos ce 1er août. Après le retrait de Boeing et de Bell, le constructeur américain Sikorsky reste donc seul en lice et devrait être sélectionné par l'US Navy au 2e trimestre 2014.
Associé à l'américain Northrop Grumman, AgustaWestland avait établi sa proposition sur la base de l'hélicoptère AW-101 Merlin. Toutefois, en mai dernier, l'appel d'offre a été modifié d'une manière qui bénéficierait largement à Sikorsky et nuirait à ses compétiteurs, estime l'industriel européen dans un communiqué.
Ce marché de plusieurs milliards de dollars porte sur six appareils pour une phase de développement, suivis de neuf en production et jusqu'à huit de plus par la suite.
La mission principale de ces appareils est le transport du président des Etats-Unis (Marine One) et du vice-président (Marine Two). Ils sont équipés de contre-mesures électroniques et volent en groupe pour que l'appareil présidentiel soit plus difficile à identifier.
Basée à Quantico, en Virginie, la flotte présidentielle actuelle est composée de VH-60N Night Hawks et de VH-3D Sea Kings vieillissants construits par Sikorsky. Plusieurs de ces hélicoptères suivent le président des Etats-Unis dans tous ses déplacements, y compris à l'étranger.
C'est la seconde fois que l'AW-101 ne parvient pas à s'imposer dans cette compétition. Déjà, en 2003, AgustaWestland s'était associé à Lockheed Martin pour proposer une version américaine de son appareil, le US-101 (alias VH-71 Kestrel), mais le marché a été annulé en 2009 en raison de dépassements budgétaires (plus de 13 Md$ pour 28 hélicoptères).
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