Mali : les Antonov à la rescousse
Rédaction Air & Cosmos
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Révélatrice d'un déficit chronique de l'armée de l'Air en matière de transport stratégique, l'opération "Serval" a tout de même le mérite de témoigner des précautions prises par la France pour "assurer ses arrières" dans le domaine.
Depuis maintenant dix jours, les rotations d'avions de transport stratégiques d'origine russe se succèdent. D'abord au départ d'Evreux, puis de Pau (pour acheminer les hélicoptères du GAM), ces vols sont désormais essentiellement réalisés depuis Istres, véritable "hub" logistique de l'opération.
La grande majorité de ces appareils sont affrêtés par ICS, une société française qui dispose à cet effet d'un contrat cadre pluriannuel avec le ministère de la Défense. Plusieurs An-124 sont sollicités ; la plupart appartiennent à la force aérienne russe, qui les met à disposition de clients tiers par l'intermédiaire d'une structure baptisée "Flight Unit 224". Celle-ci disposerait aujourd'hui de quatre à cinq "Ruslan", qui sont très rapidement mobilisables pour répondre aux besoins français. D'autres sont la propriété de sociétés privées, comme Volga Dnepr ou Antonov Design Bureau.
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