Objectif 2018 pour le PDL NG de Thales
Rédaction Air & Cosmos
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C'est en 2018 que pourrait être livré le premier pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL NG) développé par Thales, et dont 45 exemplaires devraient être commandés l'an prochain. Successeur désigné de la nacelle Damocles, ce PDL NG doit faire l'objet d'un développement pour lequel environ 450 M€ pourraient être engagés. Si son lancement est confirmé, il équipera les Rafale français (Air/Marine) et les Mirage 2000D à la fin de la décennie, et sera livré jusqu'en 2022.
Interrogés à ce sujet, la DGA et Thales n'ont pas été en mesure de fournir de commentaires. Pourtant, dès l'été 2012, le délégué général de l'armement Laurent Collet-Billon avait précisé qu'une "négociation avait été bouclée" avec Thales sur ce dossier.
Plusieurs marchés d'études amont avaient déjà été attribués à Thales pour travailler sur un nouveau pod, qui devait intégrer une caméra TV en plus d'un capteur infrarouge afin de faciliter la détection et l'identification de petites cibles dans des missions d'appui feu rapproché ou de renseignement non conventionnel (NTISR). C'était notamment l'objet du PEA Mastrid, notifié en 2009 pour 30 MEUR -- un programme dont il est impossible de savoir aujourd'hui quelles ont été les retombées concrètes, tant le sujet fait l'objet d'un "black-out" total en terme de communication.
A plusieurs reprises, les salariés de Thales Optronique Systèmes Aéroportés (TOSA) s'étaient émus de la rupture de plan de charge à venir si le contrat PDL NG n'était pas notifié. Un syndicat de la société précisait en février 2012 que 150 emplois en bureau d'études pourraient être supprimés dès juin 2012, et 100 emplois en production début 2014. Le lancement de l'opération l'an prochain devra être confirmé avant de lever totalement les craintes de ces salariés.
Les documents budgétaires associés au projet de loi de finances 2013 précisent que le PDL NG sera également "proposé à l'export". Sur ce marché très concurrentiel, bien occupé par les références que sont le Sniper américain (Lockheed Martin) et le Litening israélien (Rafael), le nouveau produit Thales aura fort à faire.
Historiquement, la vente de nacelles a toujours été étroitement associée à celle des avions de combat. Mais l'exemple récent des Emirats qui, déçus par les performances de la nacelle Damocles actuelle, avaient exigé l'intégration du Sniper américain, incite à la prudence. D'autant plus que l'Inde, qui ambitionne de recevoir ses premiers Rafale dès 2016 (soit avant que le PDL NG ne soit disponible), pourrait elle aussi être amenée à faire le choix d'une nacelle américaine… ou israélienne, comme elle l'avait fait dans les années 90 pour équiper ses Mirage 2000H.
Rédaction Air & Cosmos