Quel missile nucléaire français pour 2035 ?
Rédaction Air & Cosmos
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Le sujet est sensible, et la moindre divulgation d'informations suscite généralement l'ire de la Direction générale de l'armement (DGA). Pourtant, un récent rapport de la commission de Défense du Sénat consacré à l'avenir des forces nucléaires françaises livre quelques éléments officiels quant aux études en cours pour remplacer le missile à statoréacteur ASMP-A, développé par MBDA et emporté par les Mirage 2000N et Rafale B des Forces aériennes stratégiques (FAS), ainsi que les Rafale M de la force aéronavale nucléaire (FANu).
Le document précise que deux axes de recherche sont poursuivis parallèlement par l'Onera et MBDA. Le premier est "un missile à statoréacteur qui multiplierait par deux la performance actuelle de l'ASMP-A", et qui est actuellement étudié au titre d'un PEA baptisé Camosis. Le document ajoute que ce projet capitalise sur les travaux déjà menés par l'Onera au titre du programme de recherche Mars. Ce dernier portait sur l'étude d'une cellule dite "lenticulaire", dotée d'un statoréacteur Mach 4/5 alimenté par un carburant à haute densité au bore, et qui devait permettre d'augmenter la vitesse de croisière et l'altitude maximale de l'engin par rapport à un missile de classe ASMP.
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