Afghanistan : der des ders pour les Mirage 2000D
Rédaction Air & Cosmos

Les Mirage 2000 seront affectés à terme à l'opération Barkhane, tandis que les Rafale eux seront déployés sur le théâtre de l'opération Chammal.
Sirpa Air
Rédaction Air & Cosmos

Les Mirage 2000 seront affectés à terme à l'opération Barkhane, tandis que les Rafale eux seront déployés sur le théâtre de l'opération Chammal.
Sirpa Air
L'Etat-major des armées l'annonce aujourd'hui : hier 5 juillet, les Mirage 2000D du détachement chasse de Kandahar ont mené leur dernière mission de guerre sur le théâtre afghan. Comme nous l'annoncions en exclusivité dès le 29 juin, les monoréacteurs de l'armée de l'Air devraient avoir regagné leur port d'attache de Nancy avant le 14 juillet.
L'EMA livre, en chiffres, le bilan de l'activité des avions de combat français (2000D, Rafale, F1CR, SEM) sur la plateforme afghane depuis 2007. Les chasseurs-bombardiers auraient ainsi accumulé 7.200 sorties pour environ 26.000 heures de vol, ponctuées par 12.700 ravitaillements en vol. Au total, plus de 380 "délivrances d'armement" (canon ou bombes) ont été réalisées au profit des troupes au sol.
Derniers avions de combat français à quitter le théâtre afghan, les Mirage 2000D avaient été déployés dès la fin février 2002 en soutien à l'opération "Enduring Freedom". Ils étaient alors basés à Manas, au Kirghizistan, d'où ils larguèrent une première GBU-12 sur l'Afghanistan le 2 mars. A partir de septembre 2007, les 2000D prennent leurs quartiers à Kandahar. GBU-49, Rover, nacelle Damocles: au fil des années, le chasseur-bombardier a évolué pour s'adapter à sa mission de chasse à l'insurgé, qui était loin d'être celle pour laquelle il fut conçu...
Après avoir retiré ses capacités de reconnaissance tactique (F1CR / nacelle Presto), de surveillance aéroportée (drones Harfang et SDTI) et, bientôt, d'attaque au sol (hélicoptères Tigre), la France sera entièrement dépendante des autres nations de la Coalition pour assurer ces missions bien spécifiques et malgré tout indispensables pour assurer la sécurité du désengagement des éléments français.
Rédaction Air & Cosmos