Rafale Croatie : Dassault aux portes du succès ?
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Dernier Round
En janvier 2020 la commission interministérielle croate chargée de l’évaluation des différents candidats postulant au remplacement des vénérables Mig-21 LanceR, avait émis une RFP (Request for Proposal) à destination de sept pays. Si deux d’entre eux proposèrent des appareils neufs, les F-16V américains et les Gripen C/D MS 20 suédois, les autres offrirent des appareils de seconde main comme l’Italie avec ses Eurofighter, la France avec ses Rafale au dernier standard F3, mais aussi la Norvège, la Grèce, et Israël qui proposaient des F-16. Après un premier filtrage qui a écarté les F-16 norvégiens et grecs, c'est désormais au tour des Gripen et des F-16 israéliens de s’incliner. Le choix du Rafale n’aurait guère surpris l’opinion publique, ni même l’éviction des Suédois ou des Israéliens. Certes, le Gripen déjà opéré en Europe centrale par les Hongrois et les Tchèques, était bien adapté aux capacités de financement de la Croatie, et les Suédois avaient même proposé un montant d’investissements dans le pays égal au montant de l’enveloppe d'acquisition, soit 1 Geur. Mais avec l’évolution de la menace extérieure, et après une campagne médiatique implacable, l’offre suédoise était considérablement affaiblie. Israel était un partenaire critique des forces aériennes croates, qui avaient confié en 2002 à la JV Aerostar/Elbit la modernisation de 12 Mig-21 au standard LanceR. Il s’agissait de les rendre compatibles avec les normes STANAG de l’OTAN, comme de les doter d’équipements modernes au niveau de l’avionique (HUD Elop 921, MFCD, HOTAS, INS), des capteurs (Radar EL/M-2001B, pod de guerre électronique ELL-8222 R) ou encore des missiles air/air à courte portée (Magic II, Python 3). Mais surtout en mars 2018, Zagreb avait fait le choix de les remplacer par des F-16 D israéliens d’occasion modernisés au standard Barak (éclair).