Burkina Faso: Contre-terrorisme et vidéo-surveillance
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Début du déploiement
Les groupes terroristes ne sont que la face émergée de la guerre insurrectionnelle, qui par nature est d'avantage politique que militaire. Le terrorisme n'a pour but que de discréditer les gouvernements en place et surtout de disperser les forces de sécurité pour faciliter le travail d'influence et de subversion sur les populations. Les simples civils et les enfants, telle une armée invisible, sont les éléments clés des réseaux d'information, de surveillance des soldats étrangers, de l'action politique, de la propagande ou encore de la logistique. Des supports sans lesquels les djihadistes perdraient toute capacité d'initiative. Or pour identifier ce travail sous-terrain les drones ne sont que de peu d'utilité. En revanche, la vidéo surveillance assistée par la reconnaissance faciale peut s'avérer un puissant moyen de contrôle des populations surtout lorsque le stockage des informations collectées n'est pas limité. Aussi le gouvernement burkinabé a décidé de s'appuyer sur l'expertise chinoise pour installer 900 caméras vidéo EO/IR sur 220 points névralgiques à Ouagadougou, la capitale, et 80 à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays. Le coût du projet, baptisé « Smart Burkina », est de 52 milliards de francs CFA (environ 79 millions d’euros). Les deux sociétés chinoises impliquées dans le projet sont Huawei et China International Telecommunication Construction Corp. La convention avait été signée en octobre 2019 entre le Burkina Faso et la Chine.