Plus de 1500 militaires russes, ouzbeks et tadjiks mèneront un exercice à la frontière afghane
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Frontières
Plus de 1500 militaires russes, ouzbeks, et tadjiks mèneront un entraînement commun au centre d’entraînement de Kharbaydon, dans la partie Sud-Est du Tadjikistan, près de la frontière avec l’Afghanistan, du 5 au 10 août prochain. Cet entraînement n’est pas une première. D’autres exercices, menés avec d'autres membres de la Communauté des États Indépendants (CEI) y ont déjà eu lieu, comme « Roubej-2018 » en octobre 2018 et « Neroushimoyé Bratsvo-2019 » en octobre 2019.
Un contexte local délicat
La principale nouveauté ici porte sur le « contexte local », à savoir le retrait des troupes américaines d’Afghanistan annoncé le 14 avril dernier, et l’offensive lancée par les talibans, qui donnent des sueurs froides aux états frontaliers. Douchanbé n’a aucune envie de revivre la guerre civile qui a touché le pays dans les années 90 ; l’Ouzbékistan n’oublie pas que le groupe terroriste « Mouvement islamique ouzbek » était basé en Afghanistan, d’où il avait lancé plusieurs attaques terroristes ; Moscou déteste l’instabilité à ses frontières ou au sein de « l’étranger proche ». Autre innovation, le retour des démonstrations de force. Pas moins de 1000 militaires russes- dont ceux de la 201ème base militaire, domiciliée au Tadjikistan- et 200 plateformes (dont des T72, les canons automoteurs 2S3 « Akatsiya » ,les transporteurs blindés BTR-82A, et les BMP-2M modernisés, qui sont désormais équipés de la station radio R-168 Akvedouk ») prendront part à l’exercice. Seront « représentées » les divisions motorisées et de tanks, de la défense antiaérienne, des spécialistes NBC (Nucléaire Bactériologique Chimique) et des groupes mobiles de guerre électronique. Ainsi que les avions d’attaque au sol SU-25SM russes basés en Kirghizie, qui seront chargés d’éviter les tirs de MANPADS, d’attaquer les cibles, d’agir en soutien aux divisions de tanks et motorisées au sol et de rechercher les bases adverses. Selon un colonel de l’armée russe, Moscou compte utiliser « son équipement le plus moderne » durant l’exercice.