• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires

Retour sur La Tribune
Défense et aérospatial

Une du journal Air&Cosmos

Dernière édition

Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace
Logo Air&Cosmos
  • Stratégies
  • Innovation & technologies
  • Aviation civile
  • Défense
  • Espace

Sélectionnez votre région

Logo Air&Cosmos

RECHERCHER

Loupe

DA
Défense & Aérospatiale
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
LT
La Tribune
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Entreprises & marchés
  • Institutions
  • Stratégie industrielle & Supply Chain
  • IA & Technologies avancées
  • Programmes
  • Recherche aéronautique
  • Aviation décarbonée
  • Drones & mobilité aérienne avancée
  • Compagnies aériennes
  • Aéroports et contrôle aérien
  • MRO
  • Aviation légère et d'affaires
  • Armées & opérations
  • Aéronefs
  • Drones & équipements militaires
  • MCO
  • Sciences & exploration
  • Lanceurs
  • Vols habités
  • Satellites & applications
  • Défense spatiale

Kiosque numériqueNewsletters
La TribuneLa Tribune DimancheLa Tribune Afrique
Événements
Air & CosmosDéfense

Afghanistan: déroute militaire ou realpolitik ?

Photo de Yannick Genty Boudry

Yannick Genty Boudry

Publié le 26 août 2021 à 13:46

Premium

Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Le Magazine

N2973 ● 05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Dernière minute

  • 15:55
    Lune : Voyager rachète Astrobotic
  • 15:31
    Saab introduit le Gripen F
  • 13:30
    SAF : l’IATA et l’OACI collaborent pour dresser un état des lieux plus fiable
  • 12:30
    Drones filaires : comment Elistair a gagné les cœurs du 1er RTir
  • 05:00
    Il y a 5 ans, le petit pas de l’île Maurice dans l’espace

Les plus lus

  • 1

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 2

    « Absurde », « prétexte », « injustifié »... Bruxelles hausse le ton face à la nouvelle offensive douanière de Trump

  • 3

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 4

    « Arrêt total et définitif » : des centaines de milliers de stations météo obsolètes en France malgré leur bon état

  • 5

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Partenaires
Alors que la majeure partie des médias et des gouvernements occidentaux restent focalisés sur la situation des Afghans réfugiés dans l’aéroport de Kaboul, le pouvoir Taliban sécurise lui son ancrage diplomatique et économique au travers du projet de gazoduc co-financé par les Etats-Unis qui reliera les gisements turkmènes aux territoires pakistanais et indiens. Un projet qui permet de lever le voile sur un enjeu méconnu du conflit afghan, et sur la stratégie américaine à long terme.

Gazoduc

Le porte-parole des Talibans a déclaré hier, qu’après la réouverture des principales banques afghanes, l’objectif pour le nouveau gouvernement était d'achever la construction du gazoduc TAPI (Turkmenistan-Afghanistan-Pakistan-India) qui doit répondre aux besoins énergétiques croissants des indiens en acheminant l’hydrocarbure depuis le champ gazier de Galkynysh. Un projet financé par la Banque Asiatique du Développement dont les deux principaux bailleurs de fonds sont les Etats-Unis et le Japon. Long de 1800 km, le « Gazoduc de la paix » a pour objectif à partir de 2023 d’acheminer au cours des 30 prochaines années plus de 33 000 milliards de m3 de gaz, dont à terme celui extrait des champs afghans d’Herat et de Kandahar. Si la construction du tronçon afghan est toujours en suspens, les Talibans n’ont cessé de garantir aux différents gouvernements impliqués dans le projet qu’ils en protégeraient l’intégrité. Une posture imposée par leur nouveau parrain, le Qatar, mais aussi par la nécessité de développer économiquement le pays, surtout s'ils éradiquent comme ils l'ont fait en 1999 la production d'opium. Ce projet permet de comprendre pourquoi l’Inde, mais aussi la Chine et la Russie se sont empressés de reconnaître diplomatiquement le nouveau pouvoir Taliban. Si Delhi cherche à sécuriser cette manne énergétique, Pékin et Moscou désirent eux contrecarrer la stratégie américaine. Bien que la rentabilité de ce projet soit devenue trop faible pour les groupes américains, en revanche Washington s'appuie depuis 2020 sur celui-ci non seulement pour stimuler la coopération trilatérale avec le Turkménistan et l’Afghanistan, mais surtout pour détourner Ashgabat de sa dépendance économique à l’égard de la Chine et de la Russie qui sont les principaux clients de ses exportations gazières, tout en fragilisant le projet iranien IPI. Et tant que Washington ne restituera pas aux Talibans, les réserves d'or de la Banque Centrale afghane estimée à prés de 10 milliards de dollars, les Etats-Unis gardent le contrôle sur tous les projets d'infrastructures qui requièrent un crédit important. Cette triple offensive est devenue possible depuis que le gouvernement Turkmène a mis un terme à sa politique de neutralité en ouvrant un dialogue sur les questions de sécurité avec les Etats-Unis, l’Otan, et Israël ; mais aussi en se rapprochant de l’Azerbaïdjan qui déploie une politique diplomatique analogue, dans le but de desservir le marché européen depuis la Caspienne et qui s'appuie sur le soutien de Roger Tamraz. Une dynamique qui va donc à l’encontre des intérêts stratégiques chinois, russes, et iraniens.

Yannick Genty Boudry

Sur le même sujet

  • 1

    Lune : Voyager rachète Astrobotic

  • 2

    Saab introduit le Gripen F

  • 3

    SAF : l’IATA et l’OACI collaborent pour dresser un état des lieux plus fiable

  • 4

    Drones filaires : comment Elistair a gagné les cœurs du 1er RTir