Pourquoi la Marine a besoin d'au moins d'une dizaine d'aéronefs en plus
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Les opérations le démontrent en permanence : les armées françaises doivent leur force à des équipages entraînés, et à un matériel apte à pouvoir réagir au quart de tour, ce qui présuppose d’en disposer en quantité suffisante sous la forme d’aéronefs disponibles, donc en parc, particulièrement dans l'optique de la haute intensité. Cet avantage reste fragile dans la Marine, qui a besoin d’une dizaine de Rafale Marine et Caïman Marine, car ces deux parcs sont taillés au plus juste. Depuis l’introduction du Caïman Marine en 2009, l’hélicoptère rencontre un déficit de disponibilité dont la Marine se plaint régulièrement. En juillet, encore un tiers du parc restait immobilisé du fait d’opérations de rétrofit, l’héritage de l’historique du programme qui ne concernait, par ailleurs, que la livraison de 27 machines. Un surcroît de disponibilité ne réglera pas tout. Les besoins de renforcer le parc sont estimés à cinq machines supplémentaires.