Présidence française de l'UE : tournant stratégique pour l'Europe de la défense ?
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La France a clairement défini le cap qu'elle comptait tenir dans le cadre de la présidence tournante de l’Union européenne : avancer sur la "boussole stratégique" et la concrétisation d'une Europe de la défense. Les six mois de présidence française commencent dans un contexte tendu, la crainte de voir la Russie envahir l'Ukraine étant dans tous les esprits.
Dans le cadre de la rencontre russo-américaine qui s'est tenue à Genève le 10 janvier et celle du conseil OTAN / Russie aujourd'hui à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Président Macron ont rappelé la nécessaire transparence des activités militaires de la Russie et de l'OTAN, avec en particularité l'importance de la prédictibilité de la tenue d'exercices.
Une série de réunion doit désormais se tenir entre les 27 ministres de la défense et des affaires étrangères des Etats-membres de l'Europe. Ces échanges se tiennent les 12 et 13 janvier à Brest, ville symbolique puisqu'elle est située à proximité de l'Île Longue où sont basés les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) dont dispose la France, seul pays de l'Union Européenne possédant l'arme atomique depuis le Brexit. Un atout dont l'Europe pourrait profiter afin d'en améliorer l'autonomie.