
Portrait : capitaine Geoffrey
Un rêve de voltige
La Grande Bretagne et le Japon viennent de conclure un partenariat relatif au développement d'un capteur commun dédié à la guerre électronique pour les chasseurs de 6ème que chaque pays développe : le F-X côté japonais et le Tempest sous maîtrise d’œuvre britannique. Le capteur Jaguar, tel qu'il est désigné dans l'accord, sera développé conjointement avec des équipes dans les deux pays, permettant à chacun de monter en compétence tout en réduisant les coûts de développement.
Le capteur, qualifié d'universal radio frequency, doit permettre d'identifier les menaces et de les localiser tout en empêchant le fonctionnement des technologies de surveillance exploitées par les adversaires. Il s'agirait donc non seulement d'un ensemble de guerre électronique passif, capables de détecter les radars actifs dans les environs, mais aussi d'un équipement de guerre électronique offensive puisqu'il doit également être capable d'en interdire le bon fonctionnement.
D'une durée de cinq années, c'est Leonardo UK qui sera en charge du projet pour la partie britannique, l'industriel japonais identifié n'ayant pas été révélé.

Le Japon et la Grande-Bretagne ont déjà validé un partenariat bien plus important autour du moteur commun aux deux appareils, et des mutualisations complémentaires sont donc logiques.
Le Royaume-Uni a prévu d'investir 2,7 milliards de dollars sur les quatre prochaines années dans le programme. Londres a déjà engagé environ 40,7 millions de dollars pour la planification, la création d'un design numérique et le développement d'une fabrication innovante, ainsi que 270 millions de dollars pour la construction d'un moteur d'essai au sein de l'usine Rolls-Royce de Bristol.
Deux autres pays sont impliqués autour du Royaume Uni sur le programme Tempest : la Suède avec Saab et l'Italie avec Leonardo, pour succéder respectivement au JAS 39 Gripen et à l'Eurofighter.
Le Japon est par contre seul sur le projet de son Mitsubishi F-X malgré un soutien des industriels américains, expliquant une volonté de Tokyo de diminuer les coûts de recherche et développement en mutualisant la création des moteurs et du système Jaguar.
L'Inde, que la Grande-Bretagne souhaitait également faire embarquer à bord du Tempest, a par contre refusé toute collaboration.

Un accord a également été signé le 15 février pour permettre de préparer une coopération opérationnelle entre les futurs hélicoptères exploités par les États-Unis et le Royaume-Uni. Le partenariat est centré autour de plusieurs objectifs :
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Pour l'instant, il ne s'agit en aucun cas d'une participation du Royaume-Uni au programme FVL américain. Officiellement, ce programme ne concerne que les États-Unis, bien que le 10 septembre 2021, le directeur du programme FVL, le brigadier général Walter Rugen, avait annoncé que le FVL intéressait plusieurs pays étrangers mais sans pour autant les citer.