Après trois essais infructueux, l'USAF a enfin réussi à tirer un missile hypersonique AGM-183A depuis un B-52H. Construit par Lockheed Martin, ce missile sera utilisé pour propulser un planeur hypersonique et manœuvrable, lui permettant de percer les défenses anti-missiles modernes.Un essai enfin réussi...
Le 14 mai, un bombardier B-52H de l'Armée de l'Air américaine (USAF) a décollé depuis la base aérienne d'Edwards (Californie, États-Unis). Il était équipé d'un missile hypersonique Air-launched Rapid Response Weapon (ARRW) AGM-183A. L'avion s'est dirigé vers l'océan Pacifique afin de procéder au tir du missile.
L'essai a été qualifié de réussi. Il a notamment permis de ;
- confirmer que l'AGM-183A pouvait atteindre des vitesses hypersoniques
- démontrer que le système de séparation depuis le B-52H était opérationnel
- récolter des données lors d'un essai réel, notamment grâce à un WB-57 de la NASA (tweet ci-joint)
... après une série de ratés
Ce n'était pas la première fois que l'USAF tentait d'effectuer un tir d'ARRW. En revanche, il s'agit du tout premier tir réussi :
- Le 5 avril 2021, un premier essai avait eu lieu mais, d'après l'USAF "le missile d'essai n'a pas pu compléter sa séquence de lancement" et n'a jamais su se se détacher du bombardier. De fait, le B-52H est alors rentré sur la base d'Edwards, toujours équipé du missile.
- Le 28 juillet 2021, le missile s'est correctement séparé du bombardier mais pour une raison qui n'est pas encore rendue publique, le booster ne s'est jamais allumé.
- Le 15 décembre 2021, la séquence de lancement a été stoppée pour une raison encore inconnue du grand public et le B-52H a une nouvelle fois atterri sur la base d'Edwards avec l'ARRW.
- Enfin, le 14 mai 2022, un premier essai a été qualifié de réussi : séparation du bombardier et un allumage du moteur correctement effectués tout en suivant les prévisions de l'USAF et de Lockheed Martin.