Premier vol d'un AG600 chinois modifié... ou d'une copie d'un US-2 japonais ?
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Pendant les années 1970, la Force aérienne de la Marine de l'Armée populaire de libération (PLANAF) se cherche un nouvel hydravion pour remplacer ses vieux Be-6 soviétiques. Ce sera chose faite en 1986 avec l'entrée en service de sept SH-5, basés sur l'expérience des hydravions soviétiques en Chine. Ces hydravions peuvent transporter 10 tonnes de cargo et 6,5 tonnes d'armement (missiles antinavires, torpilles, mines) sous les ailes grâce à quatre points d'emport. Ces hydravions sont utilisés pour des missions de Search & Rescue (SAR) ou de patrouille maritime (PATMAR). Un appareil a aussi été modifié pour des missions de lutte contre les incendies.
Après presque 40 années de service, la poignée de SH-5 est devenue trop vieille et trop complexe à entretenir. La PLANAF a donc recherché un remplaçant moderne au vu de l'augmentation de l'influence de la Chine sur les espaces maritimes. La solution viendra de la société Aviation Industry Corporation of China (AVIC) et de son hydravion AG 600. Cependant, la tâche était complexe puisqu'il s'agissait cette fois-ci de créer un hydravion entièrement pensé et fabriqué en Chine alors que le précédent appareil de ce type n'a été produit que pendant quelques années et au milieu de la guerre froide. Finalement, le premier AG-600, numéroté 1001, a effectué son premier vol le 24 décembre 2017 et son premier amerrissage le 20 octobre 2018.