Incendies de forêts : quelles alternatives aériennes ?
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Gwenaël Hagen
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Ce weekend le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé l’envoi en Gironde de trois bombardiers d’eau supplémentaires, portant le total à neuf. Il avait précédemment demandé le concours de l’Europe : deux Canadair grecs ont rallié dans la journée le territoire français, et l’Italie s’est déclarée prête à envoyer au besoin deux autres appareils du même type. C’est la première fois que la France fait appel à ce protocole d'entraide européenne, alors que le ministère de l’Intérieur insiste depuis des années sur le fait que les capacités globales progressent d’année en année. Cela est vrai en tonnage brut (un Dash emporte trois fois plus d'eau qu'un Tracker), pas en dissémination géographique.
Les moyens nationaux français comprennent 12 Canadair (qui ravitaillent sur plan d’eau, captant 6 000 litres) et 7 Dash (connectables à 22 Pelicandromes, pour capter 10 000 litres). Deux bombardiers d’eau présentés comme lourds sont loués pour la saison et certaines collectivités locales louent également des capacités pour éviter d’avoir à attendre les moyens étatiques. Les deux feux simultanés de Gironde ont été l’occasion de rappeler que ces aéronefs nécessitent aussi des entretiens entre deux vols et que manifestement, plus d’avions que prévu peuvent rester au sol.