L'U.S. Army débutait le 22 juin une série d'essais visant à tester les capacités d'une version améliorée des systèmes Patriot. Avec cette nouvelle mise à jour, le concepteur Raytheon souhaite implémenter une interface simplifiant l'utilisation des ses batteries anti-missiles.L'interface du Patriot fait peau neuve
Raytheon s'attelle à améliorer son système anti-missiles Patriot, quatre ans après la dernière "mise à jour", en 2018. L'U.S. Army annonçait dans un communiqué diffusé le 23 août qu'une série d'essais avait débuté en juin aux États-Unis, sur le site de White Sands, au Nouveau-Mexique. Durant une année, les tests seront menés par 65 soldats et 135 observateurs dépêchés par le gouvernement. L'objectif est de déterminer la qualité des améliorations proposées par le missilier Raytheon. L'armée américaine n'a pas détaillé l'intégralité des modifications apportées aux systèmes Patriot, mais le site de Raytheon évoquait cependant un nom : la Warfighter-Machine Interface (WMI).
La Warfighter-Machine Interface permettrait, selon Raytheon, de visualiser et comprendre aisément des données complexes traitées par un système Patriot. L'entreprise compare ainsi la nouvelle interface à "des modélisations en 3D [...], des fonctions de recherches et des indicateurs de statuts que des "gamers" (joueurs) trouveraient familiers". La mise en place d'une interface simplifiée permettrait d'améliorer le temps de réaction et réduirait les risques d'erreurs en cas d'utilisation d'une batterie anti-missiles. Pour l'U.S. Army, la mise à jour des systèmes par Raytheon offre un gain de temps considérable concernant la formation des troupes à l'utilisation des batteries Patriot. Après la première volée d'essais, ces deux derniers mois, plusieurs témoignages de soldats rapportés par l'U.S. Army attestent de la simplicité d'utilisation de l'interface WMI.