Défense : l'exercice Orion ou les armées en mode haute intensité
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Jean-Marc Tanguy
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L’EMA et les armées ont livré ce matin les grandes masses de cet exercice en quatre phases, dont deux généreront des déploiements présentés comme inédits. Orion 2, en février, verra un débarquement amphibie dans la région de Sète puis la saisie d’un port, ainsi qu’une opération aéroportée sur l’aéroport de Castres (un copié-collé de l’exercice Manticore qui s’est tenu en septembre au même endroit). Cette phase d’entrée en premier, alimentée par l’échelon national d’urgence (ENU) agrègerait environ 7 000 militaires, avec un effort important de la Marine, qui mobilisera un groupe amphibie avec deux porte-hélicoptères (avec des hélicoptères de l'armée de terre) et le groupe aéronaval formé autour du Charles de Gaulle, ainsi que des bâtiments de guerre des mines et des forces spéciales.