La Russie va livrer des chasseurs Su-35 à l'Iran
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Su-35
Ministry of Defence of the Russian Federation
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Su-35
Ministry of Defence of the Russian Federation
L’Armée de l’air de la République Islamique d’Iran (IRIAF) est à l’image de son pays, elle a souffert des sanctions imposées au pays afin de le dissuader d'enrichir l'uranium. L'aviation de Téhéran ne dispose actuellement que de quelques dizaines de modèles vieillissants pour sa flotte d'avions de chasse, dont des chasseurs américains F-4D Phantom II et F-5 Tiger mis en service en 1961 et 1962, ainsi que des F-14 Tomcat opérationnels pourtant abandonnés depuis 2006 partout ailleurs dans le Monde. Acquis avant la révolution iranienne de 1979, ces appareils sont aujourd’hui largement dépassés. A côté de ces avions d’origine occidentale, l'Iran compte aussi quelques Mig-29 et Su-24 soviétiques, ainsi que des Mirage F1EQ d'origine française ayant fui l'Irak lors de la guerre du golfe en 1991. Le Général de brigade Vahedi a par ailleurs souligné l'autosuffisance du pays dans le domaine des armements, déclarant que les chasseurs Mirage F1 de l'IRIAF étaient équipés de radars locaux. Enfin, quelques Chengdu F-7, version dédiée à l’exportation du J-7 chinois , trônent sur les tarmac perses depuis les années 1980 et s'ajoutent à une liste d'appareils désuets répertoriés dans le rapport World Air Forces 2023. Au total, la flotte comprend officiellement 210 appareils, mais la grande majorité d’entre eux sont inaptes au vol, et ceux capables de décoller sont très largement surpassés par les capacités des appareils utilisés par les flottes des pays compétiteurs que sont l’Arabie Saoudite, les Pays du Golfes ou Israël.