Défense : "Nos alliés et des affrétés nous aident à finir le désengagement du Niger"
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EMA
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Comment s’organise le retrait des moyens du Niger ?
"Tous les aéronefs ont maintenant quitté la base aérienne projetée. Trois Mirage 2000D sont rentrés en France via N’Djamena courant novembre. Il reste au Tchad cinq Mirage 2000D - trois appareils avaient été conservés sur place lors de la dernière relève venue de France; deux Casa, quelques avions légers de surveillance et de renseignement (ALSR) et un C-130J est déployé à Abidjan. Ce format peut être amené à évoluer, tout dépendra des évolutions décidées par le Président de la République.
Sur la manoeuvre principale de désengagement du Niger, l’ensemble des matériels principaux sont rentrés, notamment les plus sensibles. Cette manœuvre est conduite par voie terrestre et la voie aérienne se déroule selon le calendrier prévu. Nous sommes très confiants sur le respect des échéances fixées par le Président de la République. A la fin de l’année, nous aurons normalement évacué l’ensemble du matériel. Seuls quelques matériels sans valeur seront laissés sur place.
Non seulement l’échéance du 31 décembre sera tenue, et nous pensons même éviter que nos derniers personnels ne restent entre Noël et le 1er janvier. Nous allons essayer d’obtenir ce petit plus pour nos personnels. Actuellement, il ne reste à Niamey que 30% du personnel engagé avant l’été : essentiellement de la protection-défense et des logisticiens en charge du démontage".
Comment gérez-vous le pont aérien d’A400M ?
"Pour assurer le flux aérien, il faut deux rotations d’A400M par jour, entre la métropole et Niamey. Nous tenons ce flux actuellement et nous rentrons dans une phase où on met en jeu des avions plus lourds, des affrétés et quelques contributions alliées pour nous aider à finir manœuvre : des C-17 et des An-124. Ce sont des pays qui nous souvent aidés sur le continent, ils communiqueront sur ce qu’ils feront à notre profit. Il peut s’agir de pays avec lesquels nous travaillons dans l’EATC (commandement européen du transport) au sein duquel nous nous prêtons quotidiennement des soutes, ou qui nous donnent des coups de main en opérations. La flotte d’A330 est mise à contribution pour ramener nos personnels, tout se fait en bon ordre et en sûreté".