3,68 milliards de dollars de missiles pour les avions de combat polonais

Tout premier tir d'essai d'un JASSM-ER depuis un F-16 américain au-dessus du golfe du Mexique (19 sept. 2018).
USAF

Tout premier tir d'essai d'un JASSM-ER depuis un F-16 américain au-dessus du golfe du Mexique (19 sept. 2018).
USAF
Le 12 mars, la Defense Security Cooperation Agency (DSCA), vient d'autoriser trois potentiels contrats d'achat importants pour la Pologne. Celle-ci peut désormais commander jusqu'à

Depuis quelques années, et tout particulièrement depuis l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février 2022, la Pologne réinvestit intensivement dans sa défense ; chars de combat modernes M1A1, M1A2 SEPv3, K2 et K2PL, pas moins de 794 lance-roquettes multiples modernes Homar-A et Homar-K, une commande d'hélicoptère de combat AH-64 Apache finalement triplée, etc. Les achats de munitions s'inscrivent aussi dans cette dynamique. À titre de comparaison, le 28 novembre 2017, la DSCA autorisait un éventuel contrat d'achat de 150 AIM-120C-7 AMRAAM... comparés aux 745 missiles autorisés le 12 mars 2024 !
Ces trois contrats, cumulant une valeur estimée de 3,68 milliards de dollars (soit 3,36 milliards d'euros), doivent ainsi permettre de remplir les stocks de missiles air-air et air-sol de la Force aérienne polonaise. Les MiG-29 Fulcrum ne sont pas concernés, ces appareils étant toujours équipés de munitions soviétiques/russes. En revanche, la flotte de 48 F-16C/D Block 52 est tout à fait à même de tirer ces trois missiles... de même que les futurs F-35A Lightning II (premier exemplaire livré en 2024 aux États-Unis, premier avion attendu sur la base aérienne de Łask en 2026) ou encore les FA-50 Block 10/20. A noter qu'actuellement, aucune information n'est disponible sur un potentiel achat de F-15EX Eagle II par la Pologne malgré les déclarations de Boeing en septembre 2023. Cet appareil est également capable de tirer ces trois missiles, et ce, en très grand nombre.
