Ce mardi 16 octobre, un bourdonnement était entendu sur l'ancienne base aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge et Le Plessis-Pâté (Essonne, France). Ce bruit était créé par 8 drones de petites tailles, équipés de caméras et contrôlé par un poste de commandement au sol. Mais cette démonstration de Thales devant la presse différait des précédentes démonstrations ; chaque drone n'était pas piloté par un opérateur mais bel et bien par une intelligence artificielle. Plusieurs vols ont eu lieu, dans des configurations différentes. Par exemple, trois drones ont pris les airs pour reconnaitre une zone élargie délimitée par l'opérateur.
Une fois en vol, ces trois drones vont, en complète autonomie, se séparer et réaliser une cartographie 3D de la zone délimitée, détectant les obstacles naturels, le relief, les chemins et routes,... mais aussi des cibles potentielles. Lorsqu'une cible a été détectée par un drone, les deux autres drones ont, sans aucune intervention humaine, se joindre au premier drone ; l'un est en soutien du premier, alors que l'autre sert de relais de communication. La pratique aurait alors voulu qu'un ou plusieurs de ces drones soient équipés d'une charge militaire adaptée à la cible afin de la détruire, mais pour des règles de sécurité évidente, aucune explosion réelle n'était visible ce jour-là.