Défense : le Guépard, six ans avant le début des livraisons
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Airbus Helicopters
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

Airbus Helicopters
La famille Guépard part sur des bases techniques solides, si on se réfère à l'activité réalisée par la Marine avec ses six H160 (la base du Guépard) depuis deux ans pour des missions de sauvetage. L'appareil a réussi à la fois à tenir une disponibilité très satisfaisante pour la Marine, sans connaître les problèmes de corrosion qui ont durablement marqué la vie du Caïman Marine.
L'essai doit être transformé avec le Guépard, qui conservera la même cellule, disposera d'une avionique plus évoluée encore permettant d'utiliser l'appareil à deux marins dans certaines missions : ils sont trois sur H160, avec deux pilotes et un opérateur de bord en charge de la console tactique, qui disparaît sur le Guépard. Cette base sert de raccordement à une kyrielle de composants en fonctions des missions à réaliser, et des versions propres à chaque armée.
L'appareil pourra donc voler nu, avec une configuration partielle ou complète, avec la clé une moindre usure des composants et une consommation plus réduite. La version Marine comprendra 49 exemplaires, à livrer à partir de 2030 à la cadence de six par an, pour remplacer autant d'appareils en service, dont une bonne partie déjà à bout de souffle : un maquis de versions de Dauphin (3 Pedro, 2 N3+, 6 SPI, 16 N3 loués soit 27 machines), un parc homogène de Panther (16) qui peut encore évoluer à la marge (L22) et un parc neuf de H160 loués (6).