L’US Navy et le Corps des Marines cherchent à moderniser leur capacité antinavire. Le programme Over-The-Horizon Weapons System (OTH-WS) de l’US Navy permettra l’intégration du Naval Strike Missile (NSM) sur plusieurs classes de bâtiments alors que les Marines s’équipent en NMESIS, un drone terrestre tout terrain spécifiquement pensé et développé pour tirer deux NSM.Contrat historique
Le 13 novembre, l'entreprise norvégienne Kongsberg a publié un communiqué de presse confirmant l'achat de missiles antinavires Naval Strike Missile (NSM) au profit de la Marine américaine (US Navy) et du Corps des Marines (USMC). Le nombre de missiles n'est pas connu mais le contrat devrait s'étendre sur une période de 5 ans pour une valeur de 12 milliards de couronnes norvégiennes (soit 1,02 milliard d'euros). Geir Håøy, président et CEO de Kongsberg a expliqué que ce contrat était historique pour l'entreprise norvégienne :
"Ce contrat est le contrat le plus important dans l'histoire de Kongsberg et est une étape importante pour nous. Nous sommes heureux que les États-Unis ont sélectionné Kongsberg comme partenaire industriel et sommes impatients de continuer notre coopération pour soutenir les capacités de défense américaines [...]".
Trois classes de navires de l’US Navy
Cette acquisition de l'US Navy s'explique dans le cadre du programme Over-The-Horizon Weapons System (OTH-WS, en français, système d'arme au-delà-de-l'horizon). Ce programme avait été attribué par le Département de la Défense (DoD) à l'entreprise américaine Raytheon le 31 mai 2018, avec laquelle Kongsberg s'était alors associée. Il vise à développer un missile antinavire conteneurisé (EM), un lanceur (LM) et une console de contrôle de tir (FCS) au profit des navires de type Littoral Combat Ship (LCS, classe Independence et classe Freedom), soit l'équivalent d'une frégate légère, ainsi que les futures frégates lance-missiles de la classe Constellation. Un rapport des programmes de l'US Navy pour l'année fiscale 2020 annonce également une intégration sur les navires de soutien aux opérations de débarquement de type Landing Platform Dock (LPD) de la classe San Antonio. Cependant, un rapport de 2021 ne fait plus mention des LPD.