Défense : Airbus Helicopters met le turbo sur le drone Flexrotor
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Jean-Marc Tanguy
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Jean-Marc Tanguy
Le Flextrotor vole depuis dix ans, mais son bilan d'activité reste encore modeste, avec 4 000 heures de vol aux mains d'une trentaine d'opérateurs différents, principalement civils, seule l'US Navy et l'USSOCOM (les forces spéciales américaines) et l'US Marines Corps l'ayant utilisé. Comme son concepteur, Aerovel, Airbus Helicopters croit aux atouts, multiples, de l'engin qui décolle et pose dans un carré de 3,7 m, sans avoir à recourir à une catapulte de lancement ou un filet en fin de mission.
L'automatisation a été poussée à son zénith, et le montage lui-même du drone est d'une simplicité étonnante. Les charges utiles qualifiées sont variées, avec un radar SAR AMISAR NSP3, un capteur de balayage champ large PT6, un AIS, et quatre tourelles optroniques issues de la gamme Hoodtech Alticam, à voie uniquement électroptique (EO) ou mêlé avec de l'infrarouge (MWIR) : 06EOIR, 06EO, 09E03 et 09E0IR3. Airbus Helicopters assure travailler aussi à l'intégration d'autres types de charges, SIGINT, ELINT mais pas d'armement à ce stade.