
Portrait : capitaine Geoffrey
Un rêve de voltige
L’OTAN dispose déjà de forces terrestres pré-positionnées dans les trois États baltes (Estonie, Lituanie et Lettonie) ainsi qu’en Pologne. Il s’agit avant tout d’une force légère de 4.000 hommes, renforcée par quelques éléments blindés.
Le Landing Platform Dock hollandais Rotterdam se trouve en mer Baltique dans le cadre du groupe naval permanent de l'OTAN n°1. Ce dernier effectue de nombreux exercices d'interopérabilité avec les différentes forces navales des pays membres et des forces pré-positionnées présentes dans cette zone.
Par ailleurs, depuis l’annexion de la Crimée en 2014 par la Russie, l’OTAN a augmenté la prise en charge la sécurité de l’espace aérien des trois États baltes (mission Baltic Air Policing, BAP). Ainsi, deux pays de l'OTAN déploient, par rotation de plusieurs mois, des chasseurs pour effectuer des missions de police du ciel. Les interceptions d'appareils russes ne sont d'ailleurs pas rare au dessus de l'espace aérien de ces trois pays. Actuellement, et depuis le 1er décembre, la Composante air (4 F-16 en Estonie) et la Force aérienne polonaise (4 F-16 en Lituanie) sont en charge de cette mission.
Enfin, l'OTAN tient également en alerte une force de réaction rapide de 40.000 hommes comprenant des unités navales, terrestres et aériennes. Cette force comprend également la Force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation, avec un effectif de 5.000 hommes. Depuis le 1er janvier, la France a pris le commandement de cette "petite" unité qui constitue le fer de lance de la force de réaction rapide de l’OTAN.

Suite aux menaces de la Russie sur certains pays membres de l'OTAN, plusieurs gouvernements ont d'hors et déjà annoncés leur volonté de renforcer les capacités déjà présentes à l'Est.
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Actuellement, d'autres pays réfléchissent pour déployer des unités à l'Est. Le Royaume-Uni pense renforcer son détachement déjà présent avec plusieurs centaines d'hommes supplémentaires et leur matériel. La France a aussi proposé de projeter des troupes en Roumanie afin de renforcer les troupes de l’OTAN déjà présentes. D'ailleurs, une partie de la mission Clémenceau 22 comprendra une série d'exercices au large des côtes de la Roumanie, avec au moins une frégate FREMM et des Rafale Marine (voir notre article détaillé sur cette mission). De plus, du côté américain, Washington a annoncé la mise en alerte, en vue d'un déploiement rapide à l'Est, de 8.500 hommes déjà présents en Europe.
La Suède ne fait pas partie de l’OTAN et n’a donc pas renforcé le dispositif en place. Cependant, cette neutralité militaire s’explique également par le maintient d’une armée bien équipée.
Aux environs du 15 janvier, l’activité des unités navales russes en mer Baltique a augmenté sérieusement et le départ inattendu de plusieurs navires de débarquement a convaincu Oslo de renforcer le contingent déjà présent par de l’infanterie et du matériel. Il était également possible de voir des transports de troupe blindés et de l’infanterie patrouiller dans certains villages de l’île.
