L'IATA prévoit que le conflit en Ukraine ne devrait pas impacter la reprise du transport aérien à long terme
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L’IATA prévoit, dans sa toute dernière note de prévision (datant du 1er mars) que le transport aérien international devrait atteindre 4 milliards de passagers en 2024, dépassant le niveau d’avant crise (103% du niveau de trafic mondial atteint en 2019). En 2021, les chiffres de trafic global étaient à 47% des niveaux de 2019. L’IATA estime que ce niveau pourrait monter à 83% en 2022, 94% en 2023, 103% en 2024 et 111% en 2025. Le trafic international quant à lui était en 2021 à 27% du niveau de 2019, et devrait atteindre 69% en 2022, 82% en 2023, 92% en 2024 et 101% en 2025. Pour l’Europe spécifiquement, le niveau de trafic de 2021 était à 40% du niveau pré-crise et devrait selon IATA remonter progressivement à 86% en 2022, 96% en 2023, 105% en 2024 et 111% en 2025. Pour autant, l’IATA précise que « cette prévision n’inclut pas l’impact du conflit Russie-Ukraine ». « En général, le transport aérien est résilient contre les chocs et ce conflit ne devrait pas être susceptible d’impacter la croissance à long terme du transport aérien international », explique l’IATA. « Il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences à court terme pour le transport aérien, mais il est clair qu’il y a des risques de basse intensité, en particulier sur les marchés directement exposés aux conflits. Les facteurs sensibles incluront l’extension géographique du conflit, son intensité, et l’étendue de la période des sanctions économiques et des fermetures d’espaces aériens. Ces impacts devraient être plus sévèrement subis en Russie, en Ukraine et dans les zones voisines. Avant la crise de la Covid-19, la Russie était était le 11eme marché mondial le plus important pour le transport aérien de passagers. L’Ukraine était au 48eme rang ».