
Portrait : capitaine Geoffrey
Un rêve de voltige

Mriya est clairement irréparable : le cockpit et tout le câblage interne ont disparu, la soute (ou ce qu'il en reste) est entièrement détruite par l'incendie. Les pylônes de la navette Buran sont visibles mais l'écart de hauteur entre les ailes ne laisse aucun doute sur l'état du caisson central de la voilure. C'est également le cas pour les ailes : l'incendie a surement endommagé la partie avant de ces dernières et une grosse partie serait irrécupérable malgré leur aspect "intact" sur l'image.
L'espoir reste encore de voir si Antonov va reconstruire un An-225 en utilisant la structure du second appareil. Aucune information récente n'est disponible sur le lieu d'entreposage de cette structure, ni même de son état. De plus, il s'agit d'une coquille vide : elle ne comprend aucune aile, aucun aileron, aucun câblage, etc. En partant du principe extrêmement théorique que la structure est dans un état correct (après plusieurs décennies à prendre la poussière et sans aucun entretien), Antonov pourrait alors la récupérer pour se lancer dans la construction (presque à zéro, il faut le dire) d'un nouvel An-225. La récupération de certaines pièces de Mriya sera fort peu probable, la chaleur ayant fortement voire tout à fait réduit la durée de vie des pièces non touchées directement pas l'incendie. De plus, l'aile droite doit être fissurée suite à sa chute, sans compter l'état de ses 3 moteurs touchant le sol et supportant actuellement le poids de cette aile. Un autre problème conséquent concerne cette construction : le coût financier. Il est impossible d'imaginer qu'Antonov dispose des moyens financiers pour se lancer dans la construction d'un avion aussi grand.
D'ailleurs, Antonov airlines n'a pas encore officiellement décidé du sort de Mriya puisque la compagnie aérienne attend de pouvoir envoyer des experts aéronautiques analyser l'état de l'avion... même s'il faut se rendre à l'évidence, l'appareil semble totalement perdu.

Article modifié le 5 mars, certains tournures de phrases pouvant laisser à penser, à tort, que la remise en état de l'An-225 Mriya était envisageable.