Comment expliquer les échecs de la défense aérienne russe ?
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Plus d’un mois après le début de la guerre, la Russie ne semble toujours pas maîtriser le ciel ukrainien. Drones Bayraktar TB2, avions de chasse MiG-29, hélicoptères Mi-8 et Mi-24 sont toujours de la partie côté ukrainien, ainsi qu'une défense aérienne qui continue à intercepter missiles et avions de chasses russes. Pourtant, d’un point de vue stratégique, la neutralisation des défenses aériennes adverses (SEAD) est la première mission à accomplir afin de dominer l’ennemi. Une tâche qui n’aurait pas dû être insurmontable pour une Armée de l’air russe disposant de centaines de chasseurs avancés, de bombardiers stratégiques et de missiles spécifiquement conçus pour détruire les radars ennemis. Au début de la guerre, on comptabilisait 2.678 aéronefs pour les Russes contre 233 pour les Ukrainiens. La défense aérienne ukrainienne comptait pour sa part moins de 200 systèmes lourds (Buk, S-300...), tandis que la Russie vantait les mérites de ses équipements, modernisés pour faire face à tous types de menaces et intercepter jusqu'aux drones. Sur le papier, l'armée ukrainienne semble être un nain face au géant russe, mais elle ne se contente pas de lui tenir tête et se permet de véritables coups d'éclat. Comment est-ce possible ?
