Le Canada commande un système antiaérien NASAMS pour l'Ukraine

Lanceur NASAMS hollandais sur l'ancien aéroport de Valkenburg lors d'un exercice en mars 2014.
Ministerie van Defensie

Lanceur NASAMS hollandais sur l'ancien aéroport de Valkenburg lors d'un exercice en mars 2014.
Ministerie van Defensie
Ce 10 janvier, la ministre de la Défense canadienne, Anita Anand, a officiellement annoncé que le Canada va acheter un système antiaérien NASAMS. Ce dernier ne sera pas utilisé par les Forces armées canadiennes mais transféré directement aux Forces armées ukrainiennes. D'un montant total de 406 millions de dollars, ce transfert comprend un lanceur NASAMS mais également des missiles pour ce dernier. Il peut tirer plusieurs types de missiles (Sidewinder en courte portée, AMRAAM en moyenne portée, etc) et dispose donc d'une capacité double courte et moyenne portée, avec une capacité très large de neutralisation de cibles aériennes (drones, avions, missiles, etc.).
Ce système apporte plusieurs avantages pour les Ukrainiens :
Pour rappel, ce système a été développé et est produit par Kongsberg (Norvège) et Raytheon (États-Unis). Il existe actuellement trois versions du NASAMS mais la ministre de la Défense ne précise pas la version qui sera offerte (article technique sur le NASAMS).
C'est le premier système antiaérien offert par le Canada à l'Ukraine. En revanche, le Canada a déjà envoyé plusieurs types de matériels militaires différents :
Le Canada fait également partie des États ayant formé des militaires ukrainiens depuis 2015 (environ 34.000 soldats).