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Nuage allongé visible dans la région du volcan Arsia Mons, près de l’équateur martien
ESA/GCP/UPV/EHU Bilbao, CC BY-SA 3.0 IGO
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Nuage allongé visible dans la région du volcan Arsia Mons, près de l’équateur martien
ESA/GCP/UPV/EHU Bilbao, CC BY-SA 3.0 IGO
Le vieil adage ne se dément pas, même sur Mars. Et, fort heureusement, la sonde européenne Mars Express (MEX) nous permet de lever un voile (nuageux) sur un phénomène bien connu sur Terre : un nuage orographique, à ne pas confondre avec l’effet de foehn.
Sur Terre, l’effet de foehn est un phénomène météorologique créé par la rencontre de la circulation atmosphérique et d’un relief, quand un vent dominant rencontre une chaîne montagneuse. Il fait référence au nom donné à un vent fort, sec et chaud des Alpes. Au final, le phénomène est bien identifié : l'air situé sur le versant ascendant d’un relief subit un refroidissement adiabatique sec, ce qui augmente son humidité jusqu'à saturation. S'il y a condensation, il y aura production de nuages et de précipitations de ce côté du relief, puis le taux de changement deviendra celui plus lent du gradient adiabatique humide. En aval de l'obstacle, de l’autre côté du relief, l'air redescendant se réchauffe selon l'adiabatique sèche, ce qui dégage le ciel de ce côté. Selon la quantité de vapeur d'eau perdue et la différence d'altitude avant et après l'obstacle, la température en aval pourra être plus chaude qu'en amont. Dans le cas du foehn, le nuage reste bloqué du côté amont, par le relief lui-même.