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Baptême d’Electron

Photo de Pierre-François Mouriaux

Pierre-François Mouriaux

Publié le 26 mai 2017 à 05:21

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CAture d'écran du décollage.

CAture d'écran du décollage.

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Après trois jours de reports dus à de violents vents contraires, le nouveau microlanceur Electron s’est envolé hier depuis la Nouvelle-Zélande, avec un satellite factice. S’il n’a pas réussi sa mise sur orbite, la satisfaction est au rendez-vous.

« It’s a Test » (C’est un essai) : tel était le nom de la charge utile (inerte) du premier vol du microlanceur Electron, développé en seulement quatre ans par la société privée Rocket Lab (créée en 2006), et mis en œuvre pour la première fois depuis la base aménagée sur la péninsule de Mahia, sur la côté Est de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande. Une position peu survolée par les avions et qui permet d’atteindre de multiples inclinaisons orbitales.

Electron mesure 17 m de haut pour un diamètre de 1,2 m, est constitué de deux étages à oxygène et kérosène, et est propulsé par dix moteurs « maison » Rutherford, utilisant largement la technologie 3D et des dispositifs électriques. Neuf moteurs équipent le premier étage, qui développe 162 kN de poussée. Le lanceur, réalisé en composite de carbone, doit pouvoir embarquer vers des orbites basses des charges utiles allant jusqu’à 225 kg (typiquement 150 kg à 500 km), pour environ 5 M$ par vol.

Pierre-François Mouriaux

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