Sentinel 2B complète la vision couleur de Copernicus
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Vue d'artiste d'un satellite Sentinel 2.
Airbus Defence and Space
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Vue d'artiste d'un satellite Sentinel 2.
Airbus Defence and Space
Et de neuf pour le lanceur léger européen (développé en Italie par Avio), en service depuis février 2012 : le 7 mars à 1h49 UTC, pile à l'heure prévue, Vega s'est envolé du Centre spatial guyanais et a placé, 58 minutes plus tard, après deux rallumages de l'étage supérieur, le satellite Sentinel 2B de l'Agence spatiale européenne sur une orbite géosynchrone, haute de 776 x 782 km et inclinée de 98,6°.
Sentinel 2B constitue le cinquième satellite du programme européen de surveillance environnementale Copernicus, mis en place par l'ESA pour la Commission européenne de l’Europe depuis 2013. C'est également le quatrième exemplaire de la famille lancé par Arianespace depuis juin 2014, après les Sentinel 1A, 2A et 1B.
Construit par une quarantaine d'entreprises européennes, réunies dans un consortium mené par Airbus Defence and Space, Sentinel 2B (1 140 kg) est le frère jumeau de Sentinel 2A, qui avait été placé sur la même orbite lors du cinquième vol Vega, le 23 juin 2015. Il embarque le même instrument optique multispectral MSI (MultiSpectral Instrument), installé sur la plateforme AstroBus L. Ses prises de vue à haute résolution (10, 20 ou 60 m) et à large fauchée (290 km de large) couvrent 13 bandes spectrales, dans la gamme du visible et de l’infrarouge proche du spectre électromagnétique. Les données seront transférées par laser vers les satellites géostationnaires EDRS, via l’autoroute de l’information SpaceDataHighway développée par Airbus, autorisant des débits très élevés. Placé à 180° de Sentinel 2A, Sentinel 2B complétera la « vision couleur » du programme Copernicus, la seule à ce jour qui inclut trois bandes sur la « bordure rouge », et qui permet d'obtenir des informations importantes sur l’état de la végétation.