Première conférence de presse de Thomas Pesquet depuis l'ISS
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Thomas Pesquet comme un poisson dans l'eau à bord de l'ISS.
ESA/CNES
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Thomas Pesquet comme un poisson dans l'eau à bord de l'ISS.
ESA/CNES
« Thomas, est-ce que tu nous reçois ? »
« Je vous reçois fort et clair » a répondu le dixième Français de l'espace, en introduction de la première conférence de presse qu'il a donnée hier, mercredi 23 novembre, en duplex entre sa nouvelle colocation, à 400 km autour de la Terre, et le centre européen des astronautes (EAC), près de Cologne.
Installé à bord du module européen Colombus de l'ISS en compagnie d'un globe terrestre gonflable et du drapeau français confié par le Président de la République, il a répondu, durant une vingtaine de minutes, aux questions des journalistes. Radieux, visiblement très à l'aise malgré l'état de micropesanteur, il est apparu néanmoins légèrement bouffi, du fait de la nouvelle répartition des fluides dans son organisme. Mais tout ceci est tout à fait « normal », a-t-il expliqué, et devrait « se résorber dans les semaines ou les mois à venir ». Surtout, alors qu'un tiers des astronautes souffre généralement de troubles lors des premières heures passées sur orbite, aucun membre de l'Expedition 50 n'a été malade. « Tout le monde se sent super bien », s'est simplement réjoui Thomas Pesquet, qui se dit « super content », dort « comme un bébé » et découvre un environnement « encore mieux » que ce qu'il avait imaginé. Cela a commencé samedi soir par « une vraie gifle à travers la figure », qu'il s'est prise en apercevant pour la première fois la station depuis son vaisseau Soyouz, avant l'amarrage samedi soir -un spectacle digne d'un film « de science fiction ».