Report du retour en vol du GSLV
Rédaction Air & Cosmos
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Près de trois ans et demi après l'échec de sa première tentative, l'Inde a reporté d'au moins une semaine son entrée dans le club des puissances spatiales maîtrisant la propulsion cryotechnique.
La chronologie du lanceur GSLV-D5 - doté d'un étage cryotechnique de conception indienne CUS-12 - a été interrompue 74 minutes avant son décollage prévu ce lundi à 11h20 TU du centre spatial Satish Dhawan, sur l'île de Sriharikota, en raison d'une fuite détectée sur le circuit d'UDMH du deuxième étage L37.5 à ergols liquides.
Le lanceur a été ramené sous son portique pour y être désassemblé et que l'étage incriminé puisse être purgé de ses ergols extrêmement toxiques.
La charge utile de ce vol est le satellite de télécommunications GSAT-14 de 1982 kg.
Depuis 2001, l'agence spatial indienne ISRO (Indian Space Research Organization) a procédé à six lancements du GSLV dans sa version Mark 1, avec un étage supérieur cryotechnique 12KRB fourni par l'industriel russe Khrounitchev (15KRB sur le dernier vol en décembre 2010). Cette version intérimaire est aujourd'hui abandonnée.
La version Mark 2 avec l'étage CUS-12 a volé une seule fois le 15 avril 2010 et n'a pu mettre sa charge sur orbite en raison de l'extinction de son moteur cryotechnique au bout de 2,2 secondes.
En l'absence d'une capacité de lancer ses propres satellites géostationnaires avec le GSLV Mark 2 ou sa future version lourde Mark 3 - dont un vol de développement doit avoir lieu en mars 2014 - l'ISRO est contrainte de faire appel à Arianespace.
Le satellite météorologique Insat 3D a ainsi été lancé le 25 juillet sur Ariane 5 VA214 et le satellite de télécommunications militaires GSAT-7 suivra sur Ariane 5 VA215 le 29 août.
La propulsion cryotechnique spatiale a été démontrée en vol par les Etats-Unis en 1963, l'Europe en 1979, la Chine en 1984, le Japon en 1986 et la Russie en 1987.
Rédaction Air & Cosmos