La coiffe d'Orion se sépare aux deux tiers
Rédaction Air & Cosmos
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La Nasa et Lockheed Martin tentent de déterminer les causes du semi-échec d'un des tests menés actuellement afin de préparer le vol d'un prototype de la capsule Orion sur un lanceur Delta 4H en septembre 2014.
Lundi 10 juin, lors d'un essai de séparation de la coiffe inférieure du MPCV (Multi Purpose Crew Vehicle) dans l'usine de Lockheed Martin à Sunnyvale, près de San Francisco, L'un des trois panneaux de 4 x 4 m constituant celle-ci n'a pas pu être éjecté.
Le rôle de ces panneaux est de protéger le module de service et de supporter la moitié du poids de la capsule lors des phases de lancement. Reliés entre eux et à la capsule Orion par des charnières et des boulons pyrotechniques, ils seront éjectés à 170 km d'altitude.
Selon la Nasa, cet incident n'a pas empêché la récolte d'une importante moisson de données et ne devrait pas affecter le calendrier. Un deuxième essai est prévu cet été. Outre les charges mécaniques, des charges thermiques seront simulées avec un des panneaux qui sera chauffé à plus de 90°C.
Pour cette mission EFT-1 (Exploration Flight Test) qui ne durera que deux orbites, la capsule Orion ne se séparera de l'étage supérieur du Delta 4H qu'en fin de vol, après la manœuvre de désorbitation vers 600 km d'altitude. Elle ne comportera donc pas de module de service proprement dit, mais seulement une structure le simulant.
Le premier module de service d'Orion (MPCV-SM), fabriqué par une équipe industrielle menée par Astrium à Brême sous l'égide de l'ESA, ne volera qu'en 2017 pour une mission sur orbite lunaire avec le lanceur géant SLS.
Rédaction Air & Cosmos