Une levée de fonds pour la constellation Kinéis
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos
Destinée à « l’IoT spatial » (l’Internet des Objets par satellite), la société Kineis a été créée en septembre 2018 à Ramonville-Sainte-Agne, au sud de Toulouse, par CLS (Collecte Localisation Satellites), avec le soutien du Cnes. CLS pour sa part avait été fondée en 1986 par le Cnes, l’Ifremer et le fonds d’investissement français Ardian (ex-AXA Private Equity), pour prendre en charge la gestion des balises Argos – cœur du système de collecte de données et de localisation éponyme, initié en 1978 par le Cnes, la Noaa (Agence américaine d'étude de l'atmosphère et de l'océan) et la Nasa, pour l’étude et à la protection de l’environnement. Devenue opérateur de plusieurs systèmes satellitaires (pour la localisation, la collecte de données, la sécurité maritime, l’imagerie radar et la géolocalisation), CLS compte aujourd’hui 720 salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel de 135 M€. En juin 2019, la société a transféré le suivi des balises Argos, pour le compte du Cnes, à sa filiale (dans laquelle elle avait apporté un investissement de départ de 25 M€), en attendant que celle-ci développe son projet de constellation de nanosatellites dédiée aux objets connectés, en partenariat avec des industriels stratégiques : Nexeya, Syrlinks et Thales Alenia Space. Ainsi, durant sa première année d’existence, la jeune pousse a réalisé un chiffre d’affaires de près de 5 M€ et employé pas moins de 25 personnes ; elle a décroché des contrats stratégiques auprès de l'opérateur IoT Objenious (filiale de Bouygues Telecom) et l’alliance Wize (GRDF, Suez et Sagecom). Et, le 3 févier, elle a annoncé la plus importante levée de fonds de l’histoire du New Space français : 100 M€. Les investisseurs de ce nouveau tour de table sont CLS, le Cnes, Bpifrance (via le fonds Sociétés de Projets Industriels, financé par le Programme d’investissements d’avenir et la Banque Européenne d’Investissement), l’Ifremer, Thales, Hemeria (ex-Nexeya Space), Celad (SSII spécialisée dans les systèmes d’information, les systèmes industriels et embarqués), BNP Paribas Développement, Etics Group, et d’autres partenaires industriels et financiers. CLS, détient désormais 32 % du capital de la société, devant le Cnes (26 %), BpiFrance (20 %) et les autres investisseurs, dont les parts varient entre 1 et 5 %.