L’activité spatiale chinoise, base par base
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La Chine, cinquième puissance historique à disposer d’un accès autonome à l’espace après l’Urss (1957), les Etats-Unis (1958), la France (1965) et le Japon (1970), est rapidement devenue une puissance de premier rang. En 2011, elle a dépassé pour la première fois les Etats-Unis en nombre de lancements orbitaux annuels et, selon le cabinet Bryce, affichait au 31 décembre 2019 un total de 347 missions, dont 334 réalisées à l’aide de lanceurs Longue Marche. Ces lancements ont été effectués depuis quatre bases différentes et une plateforme mobile en mer, dont voici la présentation synthétique.
Le plus ancien et le plus important centre spatial chinois (également appelé Base 20) se trouve dans la région de Mongolie Intérieure (nord-ouest du pays), dans le désert de Gobi, à 150 km au sud de la frontière entre la Chine et la Mongolie. Il s’étend sur 2 800 km2, à une altitude moyenne de 1 000 m, et dispose actuellement de deux pas de tir fixes (un tracteur-érecteur-lanceur TEL ayant été utilisé la mise en œuvre du microlanceur Smart Dragon). Il est utilisé pour les lancements de satellites de reconnaissance et d'observation de la Terre, ainsi que pour l’envoi de taïkonautes à bord des vaisseaux Shenzhou.