AsterX, premier exercice spatial militaire français
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

CDE
CDE
Ce contenu est réservé aux abonnés Air&Cosmos

CDE
CDE
Créé en septembre 2019 dans le cadre de l’Armée de l’Air et de l’Espace, et désormais implanté au sein du Centre spatial de Toulouse, le Commandement de l’Espace (CDE) vient d’engager un exercice inédit, aussi bien en France qu’en Europe, qui s’inscrit dans le cadre de sa montée en puissance et dans la perspective de création d’une académie de l’espace.
Celle-ci, selon Martin Briens, directeur de cabinet de la ministre des Armées, « visera à mettre en réseau et en cohérence un certain nombre de formations internes et externes pour constituer des parcours de formation pour tous les membres du dispositif ».
L’exercice, qui doit durer une semaine (du 8 au 12 mars), a été baptisé AsterX, une double référence à l’irréductible Gaulois, créé en 1959 par Goscinny et Uderzo, et au premier satellite français, A-1 « Astérix », lancé le 26 novembre 1965.
Pour mémoire, ce dernier était issu des travaux menés à la fin des années cinquante par l’Armée de l’Air et les ancêtres du Cnes et de la DGA (que l’on retrouve aujourd’hui comme acteurs majeurs du spatial de défense national) : le Comité des recherches spatiales (CRS) et de la Direction des études et fabrications d’armement (Defa).
La simulation de situation de crise AsterX, virtuelle mais réaliste, vise officiellement à « éprouver les processus opérationnels et les systèmes mis en œuvre par les opérateurs, et en tirer les enseignements afin d'objectiver le besoin opérationnel dans le secteur spatial ».
Entrez chaque jour au coeur des enjeux de l'aéronautique, de la défense et du spatial avec l'expertise de la rédaction et suivez les actualités structurantes de ces secteurs stratégiques.

Autrement dit, comme l’a détaillé le général Michel Friedling, commandant du CDE, lors d’un point presse donné le 9 mars, « il s’agit d’un exercice spatial militaire, qui est à la fois un exercice d’entraînement aux opérations spatiales et un moyen d’expérimenter un certain nombre de processus et d’architectures, pour accompagner notre montée en puissance […]. C’est un exercice assez complet autour des thèmes de la surveillance de l’espace, confié au C2 [système de commandement et de contrôle du CDE], et du maintien sur orbite […]. Le scénario utilisé couvre un ensemble très large de menaces sur l’ensemble de nos moyens spatiaux, et permet de démontrer, au-delà de l’entraînement qu’il fournit aussi à nos opérateurs, notre niveau de technicité, au sein des Armées françaises mais également au Cnes et chez nos partenaires ».